EXTRATERRESTRES : L'ENQUÊTE
L'interview de Stéphane ALLIX

Stephane AllixStéphane Allix, ex-reporter de guerre en Afghanistan, signe la suite logique de son film documentaire, «Enlevés», par un nouveau livre sur le phénomène ovni et plus particulièrement sur le mystère des enlèvements extraterrestres. Une nouvelle descente dans le chaudron magique pour un journaliste décidément fasciné par les mystères de la conscience. Un ouvrage «grand public», dense, ouvert et bien documenté où Stéphane Allix nous emmène, un peu à la manière de «What the bleep do we know !?», au cœur du sujet en passant par les mystères de la physique quantique, des neurosciences et de l'exobiologie. Si l’auteur passe soigneusement à côté des sujets qui fâchent —contrôle mental, manipulation génétique, «cover up» des autorités, implication de l’armée, … — , il n’en jette pas moins un regard tout en nuances qui nous plonge dans l’intimité des abductés et évite les pièges du politiquement correct que s’imposent traditionnellement les habitués des grands medias pour ce genre d’exercice.
Un livre à découvrir donc pour sauter à pieds joints dans les coulisses de l’énigme la plus «incroyable» et peut-être aussi la plus dérangeante pour notre système de référence actuel.

Nous vous livrons ici l’entretien que nous a accordé, fin octobre, Stéphane Allix qui s’explique dans un café à Montmartre sur le pourquoi et le comment de sa démarche.

L’interview de Stéphane Allix

Karmapolis : Après votre film documentaire sur le phénomène des enlèvements extraterrestres (Enlevés), vous récidivez avec une enquête publiée aux éditions Albin Michel (Extraterrestres, l’enquête). Quelle a été votre motivation pour continuer à développer ce sujet particulièrement polémique par un livre ?

couverture livreStéphane Allix : De donner plus d’éléments et de consistance au sujet parce qu’il est vrai que pour le film, j’ai plutôt travaillé dans l’émotion et le ressenti. Par exemple, les intervenants ne parlent que deux ou trois minutes dans le documentaire et ça n’a vraiment pas été facile de garder d’un seul tenant l’interview du film qui doit faire environ quatre minutes. Le livre permet de donner au phénomène sa vraie dimension et de le mettre en perspective avec le dossier ovni auquel il est quand même lié. J’y reprends le cheminement personnel que j’ai suivi pour aborder ce sujet : au début je m’intéresse de façon très pragmatique à la formation de l’univers, aux exoplanètes, à l’exobiologie ou encore à la cosmologie. Tout cela m’a permis de prendre conscience que la vie n’est pas particulièrement unique ou miraculeuse et qu’elle est même relativement banale dans l’univers pour peu que les éléments constitutifs soient réunis. La vie est donc potentiellement présente un peu partout dans l’univers. Je me suis ensuite intéressé au phénomène ovni que je ne voyais pas comme un sujet très sérieux et que je pensais pouvoir régler en quelques minutes. Trois ans après, j’y suis encore car j’ai réalisé que c’est un sujet qui a de la consistance, que des témoins crédibles ont observé quelque chose de tangible, de solide et que des traces physiques permettent de corroborer leurs histoires.

Dans l’introduction de votre livre, vous parlez d’une rencontre avec le 17e Karmapa qui, d’une certaine façon, vous aurait lancé sur la piste de l’énigme extraterrestre. Avez-vous l’impression d’accomplir une mission ?

Non, pas du tout et d’ailleurs, je commence à me dire que je n’aurais pas dû en parler car cela donne un caractère spirituel à cette expérience qui n’en avait absolument pas. C’était une interview avec quelqu’un qui était manifestement très impressionnant et qui m’a parlé d’entités vivant dans l’univers. C’était très réel pour lui et la force de cette évocation m’a travaillé au point que lorsque l’entretien s’est terminé, j’ai demandé à son assistant s’il avait usé d’une métaphore. Il m’a répondu que non en m’expliquant que dans leur conception des choses, des entités existent sur d’autres plans. Ça m’a vraiment intrigué car tout d’un coup, la question se posait à moi. Elle aurait très bien pu se poser dans d’autres circonstances mais il se trouve qu’elle s’est posée là, dans ce cadre assez joli du nord de l’Inde.

À la lecture de votre livre, on a l’impression que c’est la recherche sur l’origine de la conscience qui vous intéresse plus particulièrement.

C’est venu en cours de route car ce travail sur des gens qui vivent des expériences d’enlèvements m’a ouvert des portes au monde de la conscience humaine que je n’imaginais pas aussi vaste.

Alors, que représentent ces récits d’enlèvements par des entités extraterrestres ? Ces expériences ne seraient-elles que le fruit d’une modification de notre état de conscience, d’une certaine façon de percevoir la réalité ?

Non, je ne crois pas. Il y a effectivement toute une gamme d’expériences et de souvenirs vécus par les expérienceurs qui peuvent êtres similaires à des expériences psychédéliques mais il y a des expériences physiques difficilement négligeables que l’on ne retrouve que dans le phénomène des enlèvements. Par exemple, quand des gens disent avoir traversé des vitres ou affirment qu’ils ont été physiquement manipulés, ils sont sincèrement convaincus de ce qu’ils racontent et dans nombre d’expériences d’enlèvements, on retrouve des marques sur le corps qui laissent à penser que ces expériences se sont réellement produites.

Les enlèvements sont souvent accompagnés d’une altération de la conscience de l’enlevé et assortis de phénomènes paranormaux comme la télépathie, la lévitation ou encore la téléportation. Des exploits quasi hollywoodiens qui ne trouvent leurs équivalents que dans les textes religieux ou encore les récits chamaniques. Doit-on en déduire que ces rencontres sont plus métaphysiques que physiques ?

C’est LA question, une question que j’ai posée dans le livre et que je poserai dans le prochain livre : où est la frontière entre notre réalité quotidienne et ces expériences. Votre question me fait penser à une réponse que m’a donnée Will, qui est un des enlevés que je cite dans le livre. C’est un garçon au milieu de la trentaine qui vit des expériences d’enlèvement depuis l’enfance. Il se trouve avoir été aussi le secrétaire de John Mack et a donc côtoyé un grand nombre d’expérienceurs durant plusieurs années. Will m’a un jour dit que ces expériences d’enlèvement sont comme deux réalités qui se rencontrent mais qui ne s’interpénètrent pas car elles sont de nature différente. Les enlèvements, c’est la réalité du monde extraterrestre qui pénètre notre réalité et qui pour les enlevés se matérialise par des manifestations lumineuses, des altérations de l’environnement, des impressions physiques bizarres comme l’électricité qui parcourt le corps ou encore par la sensation que toutes les molécules du corps s’écartent les unes des autres. Des entités emmènent ensuite l’expérienceur dans une autre réalité et pour ce faire, changent quelque chose à la nature de son corps. Certaines expériences d’enlèvements peuvent être perçues comme des décorporations, des OBE (Out of Body Experience), mais dans la majorité des cas, c’est un processus physique, c’est comme si le corps entier était transformé pour permettre à l’enlevé d’accéder à un autre niveau d’existence. Ce qui explique, selon Will, que cela laisse très peu de traces. Ils viennent vous prendre physiquement mais ils vous enlèvent aussi à votre monde, à votre réalité.

Mais que penser alors des recherches de Terence Mc Kenna qui affirmait qu’il était possible d’avoir des expériences de contact avec des entités extraterrestres suite à l’ingestion de composants hallucinogènes ? Existe-t-il des recherches qui ont établi un lien entre ces deux phénomènes, c’est-à-dire entre les enlèvements extraterrestres tels qu’ils sont décrits par les abductés et les expériences de contact sous psychédélique comme le DMT ?

L’expérience la plus proche est celle tentée par le Dr. Rick J. Strassman qui a été compilée dans un livre qui s’appelle, DMT Spiritual Molécules. Ce psychiatre a donc réalisé des expériences d’injections de DMT en intraveineuse sur un certain nombre de patients qui, pour pouvoir faire face au choc, avaient déjà vécu précédemment des expériences psychédéliques. Il a pu mettre en avant qu’un nombre significatif d’entre eux avaient eu des contacts extraterrestres durant ces expériences. Le problème, c’est que ces expériences avaient lieu dans une chambre d’hôpital. L’expérience en elle-même dure trois à cinq minutes sous la supervision du docteur Strassman et du personnel médical qui se trouvent dans la salle. L’expérienceur est dans un lit, il ne bouge pas et pourtant il va accéder pendant un laps de temps très court à des expériences aussi intenses que celles que vivent les enlevés qu’avaient pu voir John Mack. John était frappé et très intrigué par les similarités entre ces expériences sous DMT et celles que ses expérienceurs lui racontaient. En revanche, il avait, à plusieurs reprises, dit à Terence Mc Kenna que l’aspect physique des enlèvements extraterrestres était sans comparaison avec les expériences de contact sous psychédélique. Dans les textes et travaux que j’ai pu lire sur les expériences psychédéliques, on est dans le monde de l’imaginal, on se questionne : est-ce l’inconscient collectif ou est-ce jungien ? Ces recherches sur la conscience sont fascinantes mais contrairement aux enlèvements extraterrestres, elles ne nous ancrent pas dans la réalité, dans la matérialité de notre quotidien. Les enlèvements se passent dans le monde réel et affectent physiquement les expérienceurs et leur entourage, comme dans le cas de la famille de Sue dont je parle dans le film et le livre.

A vous lire, ces expériences d’enlèvements peuvent même se révéler dangereuses pour l’intégrité des abductés, vous parlez justement d’un cas particulièrement dramatique pour un des fils de Sue.

Sue m’avait raconté une expérience que je raconte dans le livre ainsi que dans le film et qui a été des plus traumatisantes pour elle. Un évènement qui s’est passé en 1990 et durant lequel elle a été enlevée avec ses deux enfants qui à l’époque avaient onze et treize ans. C’est un épisode affreux pour elle car elle est convaincue que ça s’est réellement passé. Au moment des faits, elle se réveille ainsi que son mari qui est resté paralysé dans son lit durant la majeure partie de l’expérience. Ensuite, elle s’est sentie obligée de descendre les escaliers et elle se rappelle très bien avoir regardé chaque détail de sa maison ou encore avoir vérifié que c’était bien la bonne couleur qui était sur les murs pour être bien certaine de ne pas être endormie. Quand elle arrive dans la cuisine au premier étage, il y a de la lumière partout et elle y trouve ses deux fils qui flottent en l’air, les yeux exorbités et apparemment paralysés. La suite de l’expérience est particulièrement douloureuse pour une mère car elle entend ses fils hurler et plus particulièrement un de ses fils, Danny. Elle ne se souvient plus avec précision ce qui s’est passé ensuite, lorsque des entités les ont emmenés ailleurs, mais elle se rappelle très bien la terreur et la paralysie de son fils. Six semaines plus tard, son fils Danny a contracté une méningite cérébro-spinale qui l’a complètement paralysé et 17 ans plus tard, il est toujours dans le même état. Sue a associé la maladie de son fils à cette expérience, c’est en tout cas ce qu’elle ressent.

Les enlevés font souvent référence à des épisodes difficiles où ils sont par exemple soumis à des expériences de type médical qui peuvent s’avérer douloureuses. Pourtant le psychiatre John Mack, qui est votre référence en la matière, semblait minimiser ces expériences traumatiques pour présenter ces enlèvements extraterrestres comme une possible source d’évolution spirituelle pour l’expérienceur. Pouvez-vous expliquer ce paradoxe ?

C’est ce qu’on a voulu lui faire dire. Je pense qu’il a fonctionné en psychiatre et son principal souci face aux expérienceurs, avant de faire une enquête ou un bouquin, était de les aider à intégrer leurs expériences. Face aux enlèvements, on a toute une gamme de réactions humaines qui va du suicide —il y a dailleurs un cas en France où quelqu’un s’est suicidé suite à ces expériences d’enlèvement— jusqu’à l’autre extrême où certains vivent cette situation de façon très «new age» en disant que ce sont les «grands frères de l’espace» qui viennent nous aider, etc. Ce sont les expérienceurs avec qui John Mack a travaillé qui le disent : ce n’est pas le message des entités qui compte mais la façon dont nous intégrons ces expériences traumatiques qui importe. Maintenant, il est vrai que certains enlevés transforment la chose et tiennent un discours en prétendant, par exemple, qu’il y aurait un accord tacite entre les aliens et nous. A ce propos, un expérienceur me racontait justement une histoire où deux personnes sautent en parachute et s’écrasent au sol parce que leur parachute ne s’ouvre pas. Elles s’en sortent vivantes mais sont toutes les deux paralysées. L’une deviendra altruiste et se consacrera au bienfait de l’humanité. L’autre sera aigrie, en voudra à la terre entière et à la fin de leur vie ces deux hommes auront eu une influence diamétralement opposée sur le monde. Les enlèvements sont des épisodes traumatiques qui permettent à un individu de révéler son potentiel intérieur et de devenir quelqu’un d’aimant. Nombre d’expérienceurs, par exemple, entrent dans le corps médical ou consacrent leur temps aux autres tandis que pour d’autres, c’est plus difficile, ils se sentent mal et sont traumatisés.

Voulez-vous dire par là que les abductés, comme Karla Turner ou Melinda Leslie, qui dénoncent le processus des enlèvements comme une agression contre leur intégrité physique et spirituelle sont paranoïaques ?

Ce que je dis, c’est que les motifs et les objectifs de l’expérience nous restent absolument inconnus. Je mentirais en prétendant que j’ai compris de quoi il retourne. Les expérienceurs ont chacun leur grille de lecture pour interpréter ce qu’ils ont vécu mais je pense que chaque individu est co-créatif de sa réalité. Quand j’entends certains discours des expérienceurs, je ne suis pas sûr que les visages qu’ils ont vus existent vraiment dans notre réalité. Peut-être sont-ils reconstruits dans notre cerveau. L’expérience est bien réelle, cela ne fait plus aucun doute pour moi, mais ces entités sont-elles vraiment ce qu’elles semblent être ?

On ne trouve pas un seul témoignage français dans votre livre. C’est voulu ou c’est faute de ne pas en avoir trouvé ?

Plutôt que d’étudier le phénomène lui-même, j’ai voulu m’adresser aux gens qui, comme moi, il y a trois ou quatre ans, sont totalement extérieurs à ce phénomène. Beaucoup de gens, John Mack en premier et d’autres, ont fait des études et des recherches très abouties sur le phénomène des enlèvements et sur les ovnis de manière plus générale. Je pense par exemple au travail de François Parmentier sur la désinformation ou encore aux dossiers du Cometa.
Avant que John ne décède, j’avais déjà reçu quelques témoignages français mais je voulais être certain de la santé mentale des gens dont j’allais parler et pour cela il aurait fallu mettre en place un vrai travail d’étude et d’analyse avec des psychiatres. C’est pour cette raison que dans le livre je me suis cantonné à des cas totalement avérés et qui avaient un dossier médical totalement blindé sur leur état de santé mentale. En France, je n’ai rencontré personne qui réunisse la crédibilité et le background médical de John Mack. Il y a bien des psychiatres que j’ai essayé de sensibiliser et à qui j’ai envoyé des gens, mais c’est un travail de premier contact et un diagnostic ne se pose pas en un rendez-vous d’une heure et demie ou deux heures. C’est un travail de longue haleine qui demande un véritable accompagnement et aussi une vraie prise de risque pour le thérapeute. En qualité de journaliste, je n’ai pas non plus un ensemble de recherche à disposition même si c’est ce que j’essaye d’initier.

Aux antipodes des recherches de John Mack, il existe un certain nombre de professionnels de la santé mentale qui adhèrent ou soutiennent la False Memory Foundation qui dénie toute crédibilité aux abductés ainsi qu’aux victimes d’abus rituels, qu’en pensez-vous ?

Oui, en fait j’ai assisté à une rencontre un peu surréaliste à l’occasion d’un séminaire de neurobiologie entre John Mack et Richard McNally qui est un professeur de psychologie à Harvard. Certains psychologues affirment effectivement que les souvenirs réprimés (repressed memories) n’existent pas. Selon eux, il est impossible qu’une personne puisse oublier un viol subi dans son enfance et il est encore moins vraisemblable qu’elle s’en souvienne, bien des années plus tard, lors d’une thérapie ou d’une séance d’hypnose. C’est un raisonnement qui a conduit à des procès et à des développements juridiques qui ont fait beaucoup de bruit aux Etats-Unis, il y a quelques années. Une grande majorité de psychiatres pensent néanmoins que l’on peut parfaitement avoir oublié un événement traumatisant et ne pas en avoir conscience. Des travaux et des recherches ont été menés qui prouvent que les souvenirs réprimés sont une réalité mais cela n’empêche pas des chercheurs et des psychologues, dont McNally, d’affirmer le contraire et d’essayer de le prouver. Ce dernier s’est donc demandé comment prouver cette théorie sans induire de faux souvenirs chez les gens, ce qui n’aurait pas été très éthique. Il s’est dit que s’il trouvait des gens qui avaient des souvenirs de toute évidence faux, ce serait un plus pour soutenir sa thèse : les enlevés, bien évidemment, collaient au profil recherché. Il a donc fait une demande de témoignage à Harvard en essayant de recruter des expérienceurs dans le but de prouver sa théorie. Il leur a fait raconter leurs expériences d’enlèvement qu’il a fait retranscrire par écrit. Ces récits ont ensuite été enregistrés par un lecteur d’une voix monocorde et il les a fait écouter à ces mêmes enlevés pour enregistrer leurs réactions. Ce qui lui a permis de démontrer que la plupart des enlevés ont des réactions physiologiques extrêmement fortes qui correspondent au syndrome de stress post traumatique. Il en a donc déduit que si ces gens avaient des réactions post traumatiques à des souvenirs qui sont évidemment faux —car, bien sûr, il n’est pas concevable, selon lui, de considérer les enlèvements extraterrestres comme une réalité— cela prouve bien que les «repressed memories» n’existent pas.

Une véritable instrumentalisation du phénomène des enlèvements.

Complètement et c’est également malhonnête car la déontologie du procédé est très discutable. Alors, bien entendu, on peut partir du principe que ces choses n’existent pas mais c’est nier la réalité du traumatisme des enlevés et le fait que ce phénomène ne trouve toujours aucune explication. Par ailleurs, la paralysie du sommeil avancée par McNally pour expliquer les enlèvements extraterrestres ne tient évidemment pas la route et tout le monde s’accorde sur ce point : quand des expérienceurs se font enlever au volant de leur voiture, il est évident qu’ils ne sont pas en train de dormir.

Comptez-vous donner suite à cette enquête ?

Je pense que les enlèvements sont une petite partie d’une réalité qui sera la nôtre dans cinquante ans et que tout le monde admettra comme quelque chose d’assez banal. Plutôt que de continuer à me focaliser sur un angle très restreint de cet énorme paradigme qui est en train de se mettre en place, je poursuis aujourd’hui sur une autre piste. Ce travail sur John Mack et les enlevés, m’a fait découvrir les potentialités énormes de la conscience humaine et je continue à travailler sur ce domaine et notamment sur les hypothèses de vie après la mort. Après le travail extraordinaire que John a accompli sur l’exploration des enlèvements extraterrestres je suis personnellement arrivé devant un mur. On peut bien sûr continuer à investiguer, à essayer de chercher à découvrir qui sont ces êtres et quelles sont leurs motivations mais —et c’est une opinion toute personnelle— on ne fait que se projeter soi-même dans ces enquêtes, ce qui est un peu vain. Pour moi, les enlèvements sont avant tout des expériences individuelles. Les expérienceurs vivent, évoluent et changent à travers ces expériences et ce changement de l’humanité, si changement il doit y avoir, se fera par la somme de ces expériences individuelles plus qu’à travers une explication.

Karmatoo

 

 

Karmatoo © Karmapolis - Janvier 2007

 


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